#32 Le Film du Weekend • The Predator


Synopsis :

Les chasseurs les plus meurtriers de l’univers sont plus forts, plus intelligents et plus meurtriers que jamais, se sont génétiquement améliorés avec l’ADN d’autres espèces. Quand un jeune garçon déclenche accidentellement leur retour sur Terre, seul un équipage hétéroclite d’ex-soldats et un professeur de sciences mécontent peuvent empêcher la fin de l’espèce humaine.

 

Cela fait maintenant plus de 30 ans que le Predator a été présenté au monde dans le film éponyme du grand John McTiernan, et c’est Shane Black qui revient cette fois-ci, non pas devant, mais derrière la caméra pour relancer une franchise qui commençait à doucement s’essouffler. Sans être une suite directe ni un reboot, le nouvel opus de Shane Black reste tout de même dans la continuité des films précédents, tout en ne s’encombrant pas du passé. Et même s’il n’est pas sans défaut il n’en reste pas moins bon dans son ensemble.

Et ce qui porte le film c’est avant tout la galerie de personnage qui nous est présenté par le réalisateur. Boyd Holbrook interprète de manière très juste le personnage de Quinn McKenna, un sniper de l’armée américaine se retrouvant face au Predator par malchance. Autour de lui, toute une bande de joyeux lurons qui l’aideront à combattre cette menace cosmique, une bande entièrement composée de tarés au bon sens plus que discutable. Toutes ces personnalités troublées permettent à Shane Black de nous offrir des dialogues à base de vannes bêtes, méchantes qui contrastent avec la situation dramatique de l’intrigue, mais qui font aussi que l’on s’attache et s’identifie d’autant plus avec ces personnages. Le film ne s’encombre pas de longues scènes d’exposition qui auraient porté atteinte à son rythme, l’alchimie qui se crée entre les personnages se fait de manière tout à fait naturelle, quelque chose qui manquait dans le film original.


Du côté de l’action, Black va droit au but et nous délivre des scènes d’actions nerveuses, efficaces, ne lésinant pas sur les effets gores, mais pas trop ainsi que des morts aussi marquantes qu’amusantes. Et même si les CGI ne sont parfois pas au top cela n’enlève rien au plaisir de voir le Predator dézingué à tout va. Mais ce n’est pas tout, le réalisateur nous apporte de nouvelles informations sur les Yautja, que ce soit sur leur technologie, mais aussi sur le pourquoi de leurs multiples venues sur Terre. Des informations qui nous permettent d’imaginer avec certitude une ou plusieurs suites.

En revanche, les facilités d’écriture autour du jeune fils autiste de Mckenna m’ont un peu sorti du film au début. Même si le traitement de l’autisme du personnage est fait avec une bonne volonté et que le personnage délivre certaines des meilleures répliques, il est difficile de croire que son simple autisme lui permet de déchiffrer et de comprendre la langue des Yautja en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. 


Dans l’ensemble, il est facile de trouver des points négatifs au film, mais cela n’empêche pas ce nouveau Predator d’être un très bon divertissement et c’est avant tout ce que l’on cherche en allant le voir. Shane Black y tente des séquences rafraîchissantes que l’on ne voit jamais dans les blockbusters actuels et il faut avouer que la majorité des dialogues parfois un poil maladroit restent quand même à mourir de rire. Rendant parfaitement hommage au premier film tout en ne l’égalant pas, ce nouvel opus de la saga est à mettre juste en dessous, alors si vous avez envie de passer un bon moment devant un bon film d’action n’hésitez pas une seule seconde.