[TEST] Roborock Saros 20 : le robot aspirateur qui veut tout faire... et y arrive presque

On ne va pas se mentir : le marché des robots aspirateurs haut de gamme est devenu un sport de combat. Dreame, Ecovacs, Mova, Roborock... tout le monde sort son flagship à grands coups de Pascal et de features qui semblent tout droit sorties d'un film de science-fiction. Alors quand Roborock présente le Saros 20 au CES 2026 à Las Vegas en promettant une évolution majeure sur tous les fronts, on est en droit de se demander : hype ou vraie révolution ?

Après plusieurs semaines à à l'avoir entre les mains (ou plutôt, à le laisser tourner librement), voici notre verdict.

Un bloc compact qui sait se faire oublier

Première chose qui frappe quand on le sort de la boîte : ce robot est lourd. Environ 5 kg, et ce n'est pas un défaut. Cette masse contribue directement à la pression exercée sur les serpillières. En revanche, la silhouette est à l'opposé : seulement 7,98 cm de hauteur, sans lidar qui dépasse sur le dessus. Sous le canapé, sous le lit, sous ces meubles scandinaves rasants que vous avez achetés parce qu'ils étaient "design"... le Saros 20 y passe. Là où ses concurrents abandonnent.

La mise en route est d'une simplicité désarmante. App, QR code, firmware, cartographie initiale : moins de dix minutes pour que le Saros 20 connaisse déjà les grandes lignes de votre appart.

AdaptiLift 3.0 : la vraie star du show

Si vous ne deviez retenir qu'une chose sur le Saros 20, c'est son châssis à élévation dynamique. Le robot franchit des seuils à double marche jusqu'à 8,8 cm au total grâce à des roues auxiliaires pivotantes. Il s'approche, marque une micro-pause (on jurerait qu'il réfléchit), puis se soulève et franchit l'obstacle sans drama. C'est propre, efficace, et presque élégant pour un aspirateur.

Ce système ne sert pas qu'à franchir les seuils : sur les tapis à poils longs, le robot ajuste dynamiquement sa hauteur pour maintenir le meilleur contact avec les fibres. Des tests indépendants ont même confirmé qu'il dépasse ses propres specs en conditions favorables, en franchissant des obstacles à plus de 57 mm. Roborock a visiblement joué la carte de la prudence sur l'emballage.

36 000 Pa : des chiffres qui veulent vraiment dire quelque chose

Sur parquet et carrelage, les résultats sont quasi parfaits. Sur moquette à poil moyen, les scores avoisinent les 96 à 98%, ce qui le place au sommet des classements testés de manière standardisée. Même le test "sable incrusté dans la moquette" (oui, c'est un vrai test) affiche des résultats largement au-dessus de la moyenne du segment.

La brosse principale DuoDivide mérite aussi une mention : les cheveux et poils d'animaux sont canalisés vers l'aspiration centrale plutôt que de s'enrouler autour des rouleaux. Résultat sur la durée : moins de maintenance, des brosses propres plusieurs semaines d'affilée. Pour les maisons avec animaux ou cheveux longs, c'est un argument qui compte vraiment.

Lavage et station : le duo qui bosse pendant que vous dormez

Les deux serpillières rotatives à 200 RPM avec pression adaptative font du bon boulot sur les taches séchées. Le robot les détecte, multiplie les passages, retourne au dock laver les pads à l'eau bouillante (100°C) entre les cycles, puis revient finir le travail. Sur les tapis, il dépose ses serpillières à la station avant d'y passer : aucune humidité parasite sur vos tapis.

Le RockDock est le vrai partenaire silencieux de ce duo : lavage, séchage à air chaud, vidange automatique, remplissage du réservoir, dosage du détergent, recharge rapide en 2h30. Quasi tout en autonomie. Seul bémol : il est imposant, il faut lui prévoir un coin dédié.

Ce qu'il faut savoir avant de sortir la carte

Tout n'est pas parfait. La détection de saleté sèche est parfois capricieuse : sur une trace humide, le robot réagit quasi systématiquement, mais sur des débris secs discrets, beaucoup moins. Un point que les mises à jour firmware pourraient corriger, et Roborock a l'habitude de peaufiner ses logiciels dans la durée. Le bac à poussière est aussi dans la moyenne basse pour ce segment : si votre maison est grande ou que vous avez une meute à la maison, surveillez la fréquence de vidange dans l'app.

Verdict

Le Saros 20 n'est pas une révolution, c'est une évolution très bien exécutée du Saros 10R, avec chaque curseur poussé un cran plus loin. Franchissement de seuils inédit, navigation réactive, aspiration au sommet du marché, lavage solide, station quasi autonome : au quotidien, il se fait oublier. Et c'est exactement ça, l'objectif.

Si vous venez d'un Saros 10R, l'upgrade immédiat n'est pas urgent. Mais si vous cherchez à entrer sur ce segment ou à remplacer un robot vieillissant, à CHF 1'499, c'est aujourd'hui la référence incontestée.

Prix et disponibilités 

Le Roborock Saros 20 est disponible en Suisse depuis le 26 février 2026. Dispo sur le site Roborock au prix de CHF 1199.-.